Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le blog de Saint Martin Lars en Sainte Hermine

la petite,toute petite histoire de la petite commune de Saint Martin Lars en Sainte Hermine.


On a volé la vespasienne?

Publié par Claude GILBERT sur 13 Janvier 2010, 15:01pm

rue-du-petit--pont.jpg

S
ur cette carte postale récente qui montre la rue du petit pont à Saint Martin Lars, un oeil averti peut distinguer au bout de la montée et à gauche, un petit édicule appelé communément "vespasienne". Si vous ne le voyez pas, ce n'est pas très grave car de toutes façons, il a été volé!
C'est tout un patrimoine (petit) qui disparait!
Bien situé au carrefour des routes venant du Pouzac, de La Chapelle Themer, de Champgillon, de Saint Hilaire du Bois, des villages et donc de la Réorthe et encadré par deux cafés situés de part et d'autre du carrefour,cette vespasienne a eu ses heures de gloire.

cafe-poste.jpg

Sur la carte postale ci-dessus, on peut voir l'un des deux cafés, disparu lui aussi.
C'est vrai que cette pauvre vespasienne sombrait  dans la mélancolie, ignorée qu'elle était de tous ces hommes et de leurs fils qui n'avaient pour elle, aucune reconnaissance du soulagement qu'elle avait pu leur apporter!
Ces derniers temps,elle avait beau se parer des couleurs éclatantes de publicités diverses,on voyait bien qu'elle n'y croyait plus trop.
Et pourtant, que n'a-t-elle entendu quand les hommes passaient d'un café à l'autre ( il fallait bien que tout le monde gagne un peu... ) et qu'ils stationnaient quelques instants" pour faire de la place". Ca devait bien valoir les conversations des lavoirs. Il doit bien rester dans les mémoires des histoires liées à cet édicule!
Alors, pourquoi les lavoirs ont-ils acquis le noble statut de "petit patrimoine" et pas les vespasiennes?
Et puis ce geste décrit par Gabriel Chevallier dans Clochemerle,ce petit "geste demeuré le même depuis quarante mille ans".

"Mais tous, jouvenceaux, hommes et vieux, avaient pareil geste préparatoire, précis et qui allait droit au début, (...)et même geste consécutif, qui s'achevait dans la rue, cet autre profond et prolongé, accompagné de flexions sur les jarrets, par lequel on procédait à une bonne redistribution intime, qui avait pour axe de judicieux équilibre et de meilleure commodité la fourche du pantalon, lequel se portait (...)plutôt flottant du fond, n'étant généralement retenu que par une ceinture assez lâche, de manière à faciliter les mouvements(...)
Sic transit gloria mundi!
En réalité, la vespasienne n'a pas été volée mais elle a quand même disparu.






Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C

Vladimir Volkoff a écrit dans "Les Humeurs de la mer" (1980)
L'isoloir, ce n'est jamais qu'une vespasienne.
Il faut peut être voir dans cette citation et dans l'approche de la période électorale la solution du mystère de la disparition de la Vespasienne


Répondre

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents